Le jour d’après.
Un début d’année, un anniversaire…
Ce sont des dates propices aux prises de décisions. Aux actes, même symboliques.
Je cumule les deux.
Les trois mêmes, si l’on inclut la fin réelle d’un cycle avec la conclusion de mon divorce fin 2025.
Mon ex-mari et père de mes enfants aura toujours une place dans ma vie, quels que soient nos différends.
On est parents avant tout.
Sa place n’est pas facultative.
Mais ce n’est pas le cas de cet autre homme.
L’homme que j’aime encore.
Rien ne m’oblige à lui garder une place à lui.
En juin dernier, notre relation a basculé dans un silence pesant.
Une discussion difficile.
Et pour la première fois, mon refus de faire le premier pas de réconciliation.
Lui laisser l’initiative du lien.
Sept mois de silence.
Cela laisse songeur.
Difficile de nier la réalité dans ces conditions.
Et pourtant, je l’ai fait.
Je n’ai pas fermé la porte.
J’ai continué d’espérer.
Un mot.
Un geste.
Une simple pensée exprimée lisiblement.
Jusqu’à hier.
Jour de mon anniversaire.
C’était hier ou jamais. La dernière chance.
Rien.
Rien qu’une absence, assourdissante par son silence.
Alors j’ai eu ce geste : le sortir de mes contacts.
Son choix, mais ma décision.
Concrètement, cela ne change rien.
C’est symbolique.
Je lui ai retiré la place que je lui gardais jalousement.
Sans discours.
Sans euphorie.
Hier, c’était presque facile.
Ce matin, c’est vraiment différent.
Comme une gueule de bois.
Un lendemain de fête.
Ce matin, c’est le vide.
La chute d’énergie.
C’est sans doute la dernière étape.
Et personne ne dit à quel point elle fait mal.
Il faut faire face.
Achever le processus.
Malgré le vide.
Malgré la douleur.
Et surtout, ne plus revenir en arrière.
