99,6 kg.
Comment ai-je pu en arriver à ce stade ?
J’ai relu mes cahiers 2025.
La montée s’est faite par paliers : de 82 à 85, de 88 à 92, de 96 à 99,6.
Les espaces entre chaque palier, ce sont les périodes où je me reprenais en main : régimes éphémères, sport… et où je gagnais trois, quatre kilos en quelques jours.
Le stress.
L’angoisse sourde d’un avenir suspendu à une négociation de divorce.
Une attente. Un espoir qui n’assume pas son nom.
J’ai toujours refusé de considérer le silence comme une réponse.
Personne ne m’a appris à me taire. Au contraire.
Alors le silence, quand il m’est imposé, devient une torture.
Face au silence, j’attends.
Mon cerveau comble les vides en mille interprétations, de la plus plausible à la plus farfelue.
Je peste.
Je fustige la lâcheté.
Je m’épuise.
Aujourd’hui, je comprends enfin.
Plus d’attente.
Plus d’interprétation.
Le silence n’est pas une réponse.
C’est une condamnation.
