Comment est-ce que ça peut être encore aussi dur de faire ma vie sans lui ?
Plus rien ne nous attache.
Ce n’est même plus une ombre.
Et pourtant, il me hante encore.
Je pensais sincèrement que la distance et le silence couperaient tout ce qui me retient.
Huit mois bientôt.
Et l’envie est toujours là.
Ses bras. Sa chaleur.
J’ai l’impression de tirer inlassablement sur un lien élastique qui ne rompt jamais.
Chaque pas que je fais pour m’éloigner ajoute de la tension.
Pas de libération.
Juste une résistance accrue.
C’est peut-être ça, le piège.
Croire que l’effort suffit.
Que lutter est forcément une avancée.
Je suis dans une impasse.
Incapable de vivre dans les limites que cette relation m’imposait,
et sans vie quand elle disparaît.
Combien de temps encore ?
Comment sortir de cette zone d’anesthésie générale ?
Ce soir, je sors.
Ultime geste de révolte.
