Quatre semaines écoulées.
J’ai arrêté de tirer sur l’élastique.
Garder mes distances, se forcer au silence…A quoi bon, si cela ne me protège plus ?
J’ai repris contact. Enfin j’ai essayé.
En face, ce n’était plus un homme mais un mur.
Quoiqu’il se soit passé pour lui ces huit derniers mois, mon retour ne faisait pas partie du scénario.
J’ai pris de ses nouvelles. J’attendais un simple : et toi ? comment vas-tu ?
La question n’est jamais venue. Aucune question n’est venue.
Au mieux des réponses brèves. Au pire le silence.
Reprendre comme si de rien n’était…
Suis-je naïve au point de croire qu’un message, même calme, même amical, suffirait ?
Un mois de tentatives. Toutes déjouées.
Il a posé une seule question : est ce que j’ai le droit de ne pas avoir envie ?
Non. Bien sûr que non !
Et pourtant, je lâche l’élastique.
