Mardi 28 avril 2026.
Dans le métro. En route pour un date. Un match Tinder.
J’appréhende.
Je me sens si peu sûre de moi depuis ma prise de poids.
Le gars, lui, est loin de cocher les cases « relations potentielles ».
Mais pourquoi pas un plan cul ponctuel.
Pas trop d’enjeu. C’est plus simple.
Pourtant, je sais que si je lui déplais et qu’il me recale, je vais mal le vivre.
Troisième rendez-vous ce mois-ci.
Chaque rencontre redéfinit le minimum exigé.
Le vigile ne parlait quasiment pas français. Frustrant.
Le second ne parlait que de ses ex. Impoli et sans intérêt.
À chaque fois, l’enjeu n’était ni la séduction, ni le physique
mais la communication.
Ce soir, je n’ai pas besoin d’une révélation amoureuse.
Juste une bonne surprise.
Une simple connexion. Rien d’exceptionnel.
Juste un regain d’énergie.
J’arrive…
45 min montre en main avant que je trouve
le courage de m’échapper.
Une erreur de casting flagrante.
Rien ne va.
Physiquement : absolument pas mon genre.
Mentalement : imbu de lui-même à l’excès, un mépris de classe assumé.
Au moins, mes deux rencards précédents m’attiraient physiquement.
J’ai gardé les bras croisés tout le long.
Le corps sait avant la tête.
Inutile de m’interroger sur ce que lui pense de moi.
Je m’en fous.
Paradoxalement, ce rencard foireux m’a fait un bien fou.
Je n’ai toujours aucune réponse mais je me souviens de l’essentiel :
je sais identifier et refuser ce qui ne me convient vraiment pas.