Jeudi 21 mai 2026
23 h 45
Le site est en ligne. Une version plus ou moins définitive.
Et franchement ? Je suis plutôt fière du résultat.
Je publie enfin sous mon nom. La sensation est très différente.
Écrire sur des sujets de société, c’est engageant. Une autre forme d’engagement qu’un journal intime, bien sûr. Et même si je m’interdis toutes confidences personnelles, certains sujets, comme la fête des mères portent obligatoirement une part émotionnelle.
Mais j’ai enfin une vitrine professionnelle. Je peux enfin parler librement de mes textes sans révéler mon intimité au premier venu.
Pour moi, c’est une révolution intérieure. Je prends position publiquement sur des sujets du quotidien. Je ne cherche pas à plaire ou satisfaire aux polémiques. Je réfléchis. Je pose mes questionnements. J’apporte une voix, un angle différent.
Depuis l’enfance, j’ai appris à rester en retrait. Je me souviens qu’au collège, on me pressait de me présenter aux élections de délégués de classe. Bonne élève, une capacité à m’exprimer clairement et un sens aigu de la justice… En troisième, j’ai bien failli me lancer.
Ma mère m’en a dissuadée : « Quand on ouvre sa gueule pour les autres, ça ne rapporte que des emmerdes. Et quand tu es toi, dans la merde, je peux t’assurer qu’il n’y a plus personne pour t’aider. »
Je ne me suis pas présentée cette année-là. Ni les autres années.
Mais ce conseil, je l’ai éprouvé à maintes reprises, à mes dépens. J’ai appris que souvent, quand on est celle qui pointe du doigt un problème – quel qu’il soit – on devient « le » problème.
Sans m’en apercevoir, j’ai fui toutes formes d’engagement citoyen.
Aujourd’hui, à ma mesure, je romps ce modèle. Je m’implique. Je m’exprime. Quitte à déplaire.
Une révolution intérieure. Je suis émue. J’aimerais tellement lui en parler à lui.
Mais Mr Connard a oublié jusqu’à l’existence de ce blog-ci. Il doit avoir ça « quelque part sur l’ordinateur ».
Pourquoi s’intéresserait-il à ce nouveau projet ?