Dimanche 24 mai 2026.
9 heures ou presque.
Je suis en terrasse. Il fait déjà hyper beau. Il fera très chaud aujourd’hui encore.
Retrouver la terrasse, le calme du dimanche matin. Ça fait un bien fou. Surtout après une semaine aussi intense niveau boulot.
Professionnellement, quelque chose s’enclenche. Je le sens.
J’ai deux missions professionnelles en perspective. Rien de rémunéré encore. Mais c’est un début. Une façon de me tester.
Ma fille est venue prendre un café avec moi. Le contrecoup de son hospitalisation ratée l’atteint en profondeur. Je ne sais pas comment l’aider.
Moi, je suis dans une nouvelle phase positive et constructive. J’en parle. J’aimerais que ça l’encourage, qu’elle voit qu’on peut s’en sortir. Mais mes réussites ont l’effet inverse.
Elle subit la conversation. Enfermée dans ses difficultés, elle ne peut pas entendre.
Je me souviens. J’ai vécu cette phase. Les enfants me parlaient avec enthousiasme de leur vie. Je ne comprenais rien. Comment ai-je pu oublier ?
Je me suis excusée. Je ne devrais pas lui parler de cette façon.
Je l’ai sentie soulagée. Ça ne résout rien. Mais si déjà, elle se sent un peu plus comprise…
Cette semaine, je dois l’accompagner à son rendez-vous de suivi avec le psychiatre à l’hôpital. En plus du reste.
Deux missions, mes projets d’écritures… ça fait beaucoup.
J’ai peur de me disperser.
L’énergie ne dure jamais éternellement. Je ne dois pas l’oublier.