Jeudi 19 mars 2026
3 h 30 du matin. Réveil nocturne.
Mon téléphone est en charge dans le salon. Ça n’arrive jamais.
Je le récupère. Ça m’évitera d’y courir à 7 heures pour couper l’alarme…
Un message de ma fille : 22 h 50. Elle a fait une violente crise d’angoisse. Elle a été conduite aux urgences psy de sa ville. Elle se veut rassurante. Elle est prise en charge.
Elle étudie à 300 kilomètres de la maison.
Après nos conversations du weekend, je ne voulais pas qu’elle y retourne. Son père pensait différemment.
La culpabilité m’étreint. J’aurais dû insister pour la garder.
J’aurais dû avoir mon téléphone sous l’oreiller.
J’envoie un message. Elle répond.
Il n’y a rien à faire de plus pour le moment. Je tente de me rendormir.
Impossible.
J’ai cinq appels en absence de son père. De 23 heures à une heure du mat’. Il attendait que je le rappelle.
4 heures. J’appelle.
Le reproche à peine voilé. Je n’étais pas joignable.
Il veut savoir ce que j’en pense. Il attend que je lui dise quoi faire maintenant.
Je raccroche, furieuse. Qu’il aille se faire foutre. Des mois que j’alerte sur le danger. Des mois. Et maintenant ce serait à moi de gérer.
Et si j’en étais incapable sans me détruire ?